Le jardin d'une gourmande paresseuse

23 mars 2013

Pommes de terre sous carton, paillis et compost

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Voici une technique qui m'intriguait depuis un certain temps, et que je me suis fait une joie de tester l'année passée.

Je suis bien trop paresseuse pour labourer une nouvelle parcelle destinée à une future ( et hypothétique vu mon expérience nulle en la matière ) récolte de pommes de terre. Sans parler du fait de devoir par la suite les buter, pour finir par les arracher à la sueur de mon front. Pffff... Comme d'habitude, rien que d'y penser, je suis déjà fatiguée.

Par conséquent, cette méthode-ci, qui consiste à disposer les plants de pommes de terre sur du carton à même le sol et  les buter régulièrement  avec du compost et ou de la paille ( ou foin, ou tontes de gazon ...), est faite pour moi.  Pas besoin de bêcher ou retourner le sol au motoculteur ( chose que je n'ai pas et n'aurai probablement jamais ). Cela relève tout autant du bricolage de première primaire que du jardinage, ça me convient donc très bien.

Au pire, ma terre étant argileuse, la première année, la récolte aurait été nulle, auquel cas cela m'aurait de toute façon permis de préparer une nouvelle parcelle de culture pour l'automne prochain. Le bilan de l'expérience n'aurait donc pas été totalement vain. Et au cas où j'aurais eu la chance d'obtenir cette année quelques pommes de terre, je n'aurais eu qu'à écarter le paillis pour les récolter sans trop d'efforts. Quoi qu'il en soit, d'autres avaient expérimenté cette technique  avec succès avant moi.

J'ai choisi de tester la culture de quelques plants avec du compost et du foin, et le reste avec du compost uniquement, ayant appris au fil de mes lectures que cette dernière option offrait de meilleures chances de réussites ( cf " Le potager anti-crise : Manger sain en dépendant peu ", de Rodolphe Grosléziat ). 

Ne disposant pas ( encore ) de compost issu de ma propre production, j'ai utilisé de l'amendement organique du sol  ( ce que nos amis français appellent terre végétale ? ) vendu en sacs dans certaines jardineries. 

 

Voici donc la méthode en images :

Comme pour le potager en lasagne, on commence par disposer du carton  ( carton brun, sans collants ni inscriptions, admis en jardinage biologique  ) au sol ( sur la pelouse tondue au préalable comme dans mon cas, ou sur la terre du potager ). On l'arrose copieusement et on y pratique des entailles à l'aide d'un cutter, espacées les unes des autres de la valeur d'un pied ( pointure 38... !!! ).

 

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Ensuite, on dépose dans chaque entaille une bonne poignée de compost. On dépose par dessus un plant de pomme de terre, en veillant à les manipuler délicatement pour ne pas endommager les germes ( ceux-ci doivent être disposés vers le haut ! ). 

 

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On rabat légèrement les bords de l'entaille pratiquée dans le carton, et on recouvre chaque plant d'une poignée de compost.

 

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Il ne reste plus qu'à recouvrir d'au moins 10 cm de compost ( ou moitié compost et moitié paille ou foin ). Il faudra par la suite rajouter régulièrement du compost  ou du paillis en cours de culture pour butter les pommes de terre. ( Ne pas omettre cette étape sous peine de se retrouver avec une récolte médiocre,  de pommes de terre vertes de surcroît, donc inutilisables ). Par précaution, ayant pris le risque de planter début avril, avant les saints de glace, j'ai utilisé un voile d'hivernage pour protéger les plants des dernières gelées. 

 

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Bilan de l'opération :

Malgré le voile de forçage, les plants ont été un peu abîmés par le gel, pour reprendre vigueur par la suite. Comme attendu, vu la caractère argileux de la terre et le fait que ce soit la première année de mise en culture de la parcelle, la récolte n'a pas été mémorable, mais nous a tout de même permis d'avoir des pommes de terre primeurs pour quelques repas ( environ 4 pommes de terre par plant, mais de petite taille ).

 

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Même si la récolte de cette première année n'a pas été extraordinaire, cela m'aura effectivement permis,tout en joignant l'utile à agréable, de mettre aisément en place cette nouvelle plate-bande, de façon à pouvoir en disposer une fois les pommes de terres arrachées pour de nouvelles cultures, à savoir des poireaux d'hiver, des choux et des salades.

 

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Je n'ai pas noté de différence majeure entre le compost et le paillis composé de foin, même si ne toute logique le premier devrait donner des rendements supérieurs au second.

L'exceptionnel rapport coût/bénéfice en terme de travail fourni ne peut en tout cas que m'encourager à tester ceci sur une parcelle mise en culture depuis quelques années, pour avoir une idée plus précise du rendement auquel cette technique peut prétendre...

Note :

- Ne jamais juxtaposer une culture de pommes de terre à côté d'une culture de tomates ( risque accru de contamination par le mildiou ! )

- On peut semer du lin ( fleurs bleues ) en bordure de culture pour se prémunir contre les doryphores, principal ravageur des pommes de terre

- On peut aussi planter des pommes dans un potager en lasagne, et ce avec succès semble-t-il, mais je n'ai jamais testé ( vu le manque de matièrespremières, je réserve cette technique pour les autres nouvelles planches du potager )

 

 

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15 mars 2013

Le principe du potager en carrés

Voici un aperçu " avant-après " du premier potager en carrés mis en culture dans mon jardin ( avec la technique du potager en lasagne ).

 

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Le principe du potager en carrés est inspiré des carrés de potager surélevés cultivés par les moines dans les jardins médiévaux. Il a été adapté par l'américain Mel Bartholomew pour notre époque contemporaine.

Il repose sur la variété des cultures plutôt que sur la quantité. Il s'agit de faire coexister de petites quantités de légumes de façon à ce que les récoltes soient très diversifiées. Il n'est pas question ici de faire des conserves pour l'hiver, mais bien de pouvoir à loisirs aller grapiller de quoi faire une petite salade ou une ratatouille pour le dîner.

 

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Cette méthode nécessite un investissement minimal de la part du jardinier, aussi bien sur le plan financier qu'en termes de temps.

La mise en place mise à part, l'entretien se compte plutôt en minutes qu'en heures de travail. C'est facile, ludique, et cela nécessite assez peu de connaissances au préalable. Il y a peu de ratés, et s'il y en a, ils sont plus faciles à accepter étant donné le peu de temps et d'argent investi.

En outre, cela peut s'intégrer harmonieusement dans un jardin d'agrément, pour peu que l'on se donne la peine de choisir des légumes possédant des qualités décoratives ( bettes à carde colorées, haricots d'Espagne aux fleurs rouges... ). Il est également d'usage d'y intercaler des fleurs et des herbes aromatiques, qui en plus diversifier la palette de goûts, de couleurs et d'odeurs, atireront les insectes pollinisateurs, mais aussi rempliront pour certaines un rôle de protection contre les ravageurs. Par exemple, les tagètes qui protègent les pieds de tomates contre les nématodes du sol.  

 

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En pratique, cela consiste à travailler sur des carrés de cultures dont les dimensions peuvent varier de 1m20 à 1m40 de côté. Ce choix est particulièrement important, car il est conditionné par la longueur du bras du jardinier, qui doit pouvoir atteindre le centre de chaque carré sans y entrer ! En effet, dans ce type de culture, on veille à ne jamais marcher sur le sol pour ne pas le tasser. Donc, si comme moi vous mesurez 1m60 les bras levés ( je rigole, enfin presque... ), soyez pragmatiques et contentez-vous d'1m20, ce sera plus raisonnable et largement suffisant.

Ces carrés de culture, qu'ils soient surélevés ou non (c'est plus ergonomique mais plus long à mettre en place ) doivent être remplis d'un bon substrat de culture, une bonne terre de jardin ( terre arable ) mélangée si nécessaire avec du compost et/ou du terreau ( ne pas utiliser du terreau seul car son pouvoir de rétention d'eau est moindre ). Si comme moi vous ne disposez que de terre de remblais de mauvaise qualité ( ou pas de terre du tout, mais une cour en béton par exemple ), vous pouvez heureusement aussi envisager de vous tourner vers la technique du potager en lasagnes, détaillée ici.

Chaque parcelle est divisée en autant de carrés de minimum 30 cm de côté, qui pourront chacun accueillir une variété de légumes en quantités déterminées. Cela peut varier de 9 à 16 carrés au total. On peut en matérialiser les limites avec des tuteurs en bambous simplement posés et entrecroisés à même le sol au moment des semis et plantations. Il n'est pas nécessaire de les laisser en place par la suite.

 

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Pour le choix des légumes, on commence par des spécimens généreux et faciles à vivre ( pour ceux disponibles en plants, c'est encore mieux ). On les mélange, en veillant toutefois à respecter le plus possible les règles du compagnonnage ( associations entre les légumes à favoriser ou au contraire à éviter ). Dans l'exemple ci-dessous, tomates, salades, courgettes et choux raves ont coexisté sans problèmes. Les haricots en train de lever ont ensuite été déplacés car ils risquaient de l'ombre aux tomates.

 

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Il vaut mieux éviter les légumes trop envahissants. Pour ceux-la, on peut  choisir une forme palissée lorsque c'est possible, à disposer sur la face nord ou au milieu du carré pour éviter de faire trop d'ombre aux autres légumes ( pois et haricots à rames ). On peut aussi les cantonner près des bords du carré pour certains envahisseurs comme les courges ( il est possible pour certaines, comme les courgettes ou les pâtissons, de les tuteurer ). Enfin, lorsque tout ceci est impossible, on peut tout simplement leur attribuer à chacun un carré de culture spécifique ( potirons, pommes de terre, ... ).

 

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Dès qu'une culture se termine, une autre lui succède. Il est fortement conseillé de pailler la surface du sol. Cela permet de diminuer les besoins en eau, de limiter la pousse des herbes indésirables, et d'apporter de la matière organique qui sera assimilée au fur et à mesure de sa dégradation à la surface du sol. Le paillis le plus aisément disponible lorsqu'on vit à la campagne et qu'on dispose d'une pelouse,  ce sont bien sûr les déchets tontes qui pourront être utilisés tout au long de la saison, répandus en fine couche au pied des plantes. On peut aussi pailler avec les résidus de culture ( exempts de maladie ) et grossièrement broyés. C'est un principe de  permaculture qui part de l'hypothèse que cela permet de restituer à la terre une partie de ce qui lui a été nécessaire pour la production des légumes en question.

 

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Chaque parcelle de potager peut être délimitée par divers matériaux, tels que planches de bois non traitées et assemblées ( à acheter tout fait à moins d'être un peu bricolo ), plessis, ou encore option plus simple à mettre en oeuvre et économique ( bien que moins esthétique ), du grillage à mailles fines arrimé à des piquets plantés dans le sol et garni ou non de film géotextile. Mais il doit être tout à fait possible de s'en passer.

Une fois les carrés et le substrat de culture installé, plus besoin de sortir tout l'arsenal de la cabane à outils. Un arrosoir, un ou deux outils " à main " ( très simples et ludiques à utiliser pour les nains de jardin comme moi ), et vous voilà prêts pour jardiner.

Par contre, sachez que si vous choisissez cette technique, votre potager ne pourra pas vous servir d'excuse pour prétendre que de dures journées de labeur vous y ont épuisé(e). Vous passerez probablement plus de temps à y réfléchir et à l'observer qu'à vous y échiner. 

 

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Que planter et semer dans un potager en lasagne ?

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Le potager en lasagne est une technique qui est particulièrement favorable pour tous les légumes très gourmands et disponibles sous forme de plants ( tomates, courges, ...). Cette technique peut également être appliquée aux pommes de terre, ce que l'on pourrait considérer comme une variante de la technique de culture de pommes de terre sous paillis.

En ce qui concerne les semis, les grosses graines ( pois, haricots ... ) ainsi que les légumes à feuilles donnent de bon résultats. Pour ce qui est des légumes racines par contre, les résultats sont beaucoup plus aléatoires la première année.

 

Voici quelques exemples de semis et plantations réalisées les années précédantes :

 

Semis :

Haricots 

Bettes à couper

Roquette

Cresson

Coriandre

Arroche

Tétragone cornue ( appelée épinard de Nouvelle-Zélande ou épinard d'été )

Mizuna

 

Plants :

Tomates

Basilic

Courgettes

Potirons, courges spaghettis

Capucines

Concombres

Pâtissons

Ciboulette

Persil plat, persil frisé

Fraisiers

Salades à couper

Chou rave

Chou frisé

 

 

Salades à couper, ciboulette, roquette, coriandre  :

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Courgettes, avec un plant de capucine  ( fleurs comestibles ) pour la pollinisation (attire les abeilles ) :

 

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Pâtissons :

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 Tomates en association avec du basilic ( ici une variété pourpre ) et des tagètes (protection contre les nématodes ) :

 

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Concombres :

 

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Haricots d'Espagne, caractérisés par la couleur rouge de leurs fleurs :

 

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Potiron :

 

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Chou rave :

 

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Chou frisé :

 

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Bettes à couper, persil, persil plat, basilic :

 

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Voici à quoi ressemblait mon petit potager de poche la première année ( en association avec des pieds de tomates et courgettes en pots ). Un plant de potiron, un plant de courgettes, fraisier, salades à couper, roquette, persil plat, persil frisé, ciboulette, basilic, coriandre, bettes à couper, haricots grimpants, capucines :

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25 janvier 2012

Lasagna bed, ou pourquoi j'ai mis des lasagnes dans mon potager...

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Pour  la création de mon premier potager, étant une grande paresseuse dans l'âme,  je n'ai eu de cesse de sillonner le net en quête de " the idee". Celle qui allait me permettre de concilier  mon indéfectible loyauté envers la loi du moindre effort avec une envie de plus en plus pressante de m'essayer à cultiver ne fut-ce qu'une infime partie des légumes destinés à attérir dans mon assiette.

Bien que ne possédant que peu d'espoir de trouver cette formule magique qui, en trois coups de cuillère à pot, m'offrirait la perspective d'une récolte sans pour autant en payer le prix fort ( des heures et des heures à retourner laborieusement la terre, courbant l'échine pour arracher des brouettes entières de "mauvaises" herbes, entre  autres sympathiques perspectives ... ), je suis finalement pourtant " tombée" sur une idée. Elle peut sembler à première vue un peu farfelue, mais ne pouvait que me séduire par sa rapidité et sa simplicité de mise en oeuvre. C'est le" lasagna bed ", plus communément appelé en français " potager en lasagnes ".

C'est à Patricia Lanza, une américaine, que l'on doit cette découverte. Propriétaire aux journées bien chargées d'une auberge et d'un jardin composé essentiellement de roche et d'argile, elle découvre en posant du carton dans les allées de son potager ( pour étouffer les mauvaises herbes qu'elle n'a pas le temps d'arracher ) que cette pratique, à l'image de ce qui se produit en forêt, rend sa terre plus fertile et humifère qu'elle ne l'a jamais été. Et que par conséquent les légumes qui y étaient un peu livrés à eux-mêmes ne font que croître et embellir. Ce qui aurait dû être un désastre se transformera donc en une sorte de petit miracle. Elle peaufinera cette  technique pour en arriver au procédé tel qu'il est arrivé jusqu'à nous.

Ce concept est dérivé de deux grands courants de jardinage alternatifs. Le premier est la permaculture, une approche  de production agricole durable, consistant à créer un écosystème économe en énergie, qui permette de produire de la nourriture et des ressources dans le respect des êtres vivants et de l'environnement. Le second est le courant bio-intentsif, visant à produire un maximum de rendement sur un minimum de surface, et ce sans utiliser d'engrais de synthèse. Quoi qu'il en soit,  cette méthode se caractérise par le non labour, celui-ci étant tout simplement délégué aux vers de terre et micro organismes présents naturellement dans le sol. Rien que d'y penser,  je me sens déjà beaucoup moins fatiguée... Et vous ?

 

 Procédé :

1) Le carton

 

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On commence par disposer sur la zone dédiée à la future lasagne une première couche à base de cartons bruns ( sans inscriptions ni autocollants ), en prenant garde de bien les faire se chevaucher. Puis, on les humidifie en les arrosant généreusement ou en les arrimant au sol avec quelques pierres et en attendant une bonne grosse pluie comme celles dont notre Belgique a le secret. Cette première couche, outre le fait de constituer une barrière contre les mauvaises herbes, sera très appréciée des vers de terre qui, avec l'aide des champignons et micro organismes, vont se charger de transformer au fil du temps les différents constituants la lasagne en  humus.

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2) Les déchets verts

 

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On enchaîne avec une couche de déchets verts divers et variés, tels que épluchures de légumes, mauvaises herbes qui ne sont pas encore montées en graines, déchets de tontes de gazon ( pour ces dernières, pas plus de 5 cm, parce que leur décomposition entraîne une plus grande montée en température, ce qui peut être délétère pour les plantations dans la future lasagne ), .... Bref, tous les déchets verts qui trouvent habituellement leur place au compost.

 

 

3) Les déchets bruns

 
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La troisième couche est constituée par l'autre grande catégorie qui se retrouve habituellement au compost, à savoir les déchets bruns ou secs, tels que paille, foin,  feuilles mortes, tailles de haies broyées, ... Tout comme le carton, les déchets bruns doivent eux aussi être copieusement arrosés.

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4) Le compost mûr

 

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On termine cette lasagne potagère par une couche compost mûr ( ou un mélange moitié terreau, moitié compost ). Si vous n'en avez pas à votre disposition, vous pouvez utiliser un mélange d'un tiers de terre de jardin ( terre arable ) et deux tiers de terreau. 

  

Pour ce qui est des quantités et de la succession des couches de déchets bruns et verts, Jean Paul Collaert, spécialiste de cette méthode, préconise de faire des couches successives qui peuvent aller respectivement  jusqu'à 10 à 15 cm d'épaisseur ( carton, vert, brun , vert, brun, compost mûr ), mais en ce qui me concerne, je me suis montrée moins gourmande, n'ayant pas assez de matériaux à ma disposition. J'ai donc fait une seule couche de matériaux verts, et une de bruns. La hauteur totale du montage doit faire au minimum 20 cm ( je pense que chez moi c'était un peu moins, mais ça fonctionné tout de même ). Il faut cependant garder à l'esprit que le tout va se tasser avec le temps. Pour des carrés de 1M20 sur 1M20, compter presque l'équivalent d'une brouette pour chacune des couches. En ce qui me concerne, j'ai en effet combiné cette technique avec celle du potager en carrés, ce qui permet de contenir les contours de la lasagne, sinon le résultat risque d'être un peu inesthétique, et les bords pourraient par ailleurs s'effondrer.

 

Délais pour commencer les plantations

En théorie, on  préconise d'attendre une à deux semaine avant de planter. Il faut en effet s'assurer que la température au centre de la lasagne ne soit pas trop élevée, ce qui pourrait compromettre la reprise des futurs plants. Ceci dit, Il m'est arrivé de planter dans la foulée et je n'ai pas eu de pertes à déplorer.

 

Délais pour commencer les semis

Pour la même raison évoquée plus haut, à priori, on ne sème pas dans une lasagne la première année, on se contente de repiquer. Cependant, j'ai transgressé cette règle ( semis environ 1 mois et demi après avoir constitué la lasagne ), avec de très bon résultats pour  les haricots, les bettes, la coriandre, la roquette,... Par contre, pour les semis de légumes racine, il vaut mieux attendre , sinon les racines obtenues seront toute petites. Il est alors préférable d' installer la lasagne en automne pour pouvoir semer au printemps suivant.

 

 

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Sources :

Jean Paul Collaert, L'ART du jardin en LASAGNES, EDISUD

http://www.techno-science.net ( définition de la permaculture )

 

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